Parents
Articles de notre bulletin

Un peu de réconfort pour les parents au sujet des devoirs

Près des deux tiers des Canadiens croient que les parents ne possèdent pas suffisamment de connaissances pour aider leurs enfants à faire leurs devoirs.  Quoiqu'il soit possible que ceux-ci ne puissent pas aider eux-mêmes leurs enfants, 93 pourcent des Canadiens sont d'avis que les devoirs constituent « une importante composante de la scolarisation », indique un sondage à la grandeur du pays sur l'apprentissage, publié par le Conseil canadien sur l'apprentissage (CCA).

Cette incapacité des parents d'aider les élèves dans leurs devoirs constitue-t-elle un problème? Selon le Dr  Paul Cappon, président et chef de la direction du CCA, la réponse est non.

Les devoirs ont été conçus pour être faits sans l'aide de l'enseignant ou des parents.  Ils devraient fournir à l'élève l'occasion de s'exercer et de solidifier de nouveaux concepts et de nouvelles compétences ou encore d'affiner celles qui sont déjà acquises.   Les élèves ne devraient pas pratiquer quelque chose de façon autonome s'ils n'ont pas assez bien compris le concept ou la technique pour refaire leurs travaux sans fautes.  Lorsqu'un devoir est trop difficile, il devient contre-productif et sa valeur pour l'élève est perdue.

Les parents devraient s'y atteler.  Ils peuvent aider leurs enfants à faire leurs devoirs même s'ils ne s'y connaissent pas dans certaines matières.  Voici quatre façons de les aider :

  • § Soyez attentif aux signaux que vous transmet votre enfant lorsqu'il éprouve plus de difficulté que d'habitude. Si un enfant a besoin d'aide pour comprendre ou compléter le travail fourni par l'enseignant, ceci signifie peut-être que des concepts n'ont pas été bien absorbés en classe. La meilleure façon pour un parent d'aider son enfant est alors d'en discuter avec l'enseignant. L'idéal serait que les trois parties (l'élève, le parent, l'enseignant) s'impliquent pour trouver des solutions aux défis de l'élève.
  • § Intéressez-vous aux travaux scolaires de votre enfant et soulignez les efforts qu'il a déployés pour terminer ses travaux à la maison et à l'école.
  • § Assurez-vous de réserver du temps dans l'horaire de la famille pour les devoirs et respectez-le.
  • § Aidez vos enfants à acquérir de bonnes habitudes de travail, à gérer leur temps et à établir des priorités de façon à ce qu'ils aient la discipline pour faire les travaux qui leur sont assignés tout en évitant la panique de dernière minute.

On peut trouver ce rapport à  http://search.ccl-cca.ca/CCL/Reports/SCAL/scal.htm

 

Cet article a été publié pour la première fois dans le bulletin de liaison de People for Education du janvier 2007.

People for Education 2007  http://www.peopleforeducation.com/, p4e@peopleforeducation.com

10e rapport annuel sur les écoles de l'Ontario

Le rapport annuel de 2007 de People for Education sur les écoles intitulé 2007 Annual Report on Schools indique que les écoles de l'Ontario obtiennent d'excellents résultats dans certains domaines et que la plupart des élèves ontariens réussissent très bien dans leurs études comparativement aux années précédentes et aux élèves d'autres pays.

Dix années de suivi

Depuis 1997, People for Education suit de près l'évolution des programmes et des ressources des écoles de l'Ontario.  Chaque année, on fait parvenir des sondages aux conseils d'écoles et à la direction de chacune des 4 800 écoles de langue française, de langue anglaise, publiques et catholiques, financées avec les fonds publics.  

Le rapport sur les écoles de cette année comprend les résultats du sondage effectué auprès de 1 000 écoles et des renseignements fournis par le ministère de l'Éducation de l'Ontario, l'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE) et  Statistique Canada.

Le défi

Le rapport de cette année soulève plusieurs questions dont :

  • § La politique ontarienne actuelle se concentre sur les résultats des tests et sur le pourcentage d'élèves qui obtiennent leur diplôme d'études secondaires. Y aurait-il d'autres façons de mesurer le succès?
  • § Comment l'éducation publique devrait-elle se définir au 21e siècle?
  • § Essayons d'imaginer l'école idéale. De quoi aurait-elle l'air? Quelles ressources et quels programmes y retrouverait-on?

Au cours de l'année qui vient, nous inviterons les parents et le grand public à participer à notre "nouveau dialogue" sur l'éducation publique où il sera question de ces sujets et de bien d'autres.

Les écoles de la province recevront un sommaire d'une page sur le rapport.  On peut trouver tout le rapport à www.peopleforeducation.com.

 

Points saillants du rapport annuel sur les écoles de 2007

Résultats des tests

  • 90 % des élèves de l'élémentaire ont réussi leurs tests de l'OQRE de 3e et de 6e année.
  • Lors de tests de lecture internationaux, les élèves canadiens âgés de 15 ans se sont classés 3e parmi 70 autres pays. Les élèves ontariens se situent au-dessus de la moyenne canadienne.

Nombre d'élèves par classe

  • 58% des classes de l'élémentaire accueillaient 20 élèves ou moins et 98% des classes avaient 25 élèves ou moins, une nette amélioration comparativement à 2004-2005.
  • 20% des classes du jardin d'enfants à la 3e année du nord de l'Ontario étaient des classes à années multiples de trois années ou plus, une augmentation de 12 % par rapport à l'année dernière.

Enseignant(e)s spécialistes

  • 41 % des écoles élémentaires ont un enseignant ou une enseignante d'éducation physique, ce qui nous ramène au niveau de 1997 lorsque la formule de financement est entrée en vigueur.
  • 46 % des écoles élémentaires ont un enseignant ou une enseignante spécialiste en musique, poursuivant ainsi la tendance à la hausse observée au cours des trois dernières années, mais sous le niveau de 1997 alors que 58 % des écoles avaient des enseignantes et enseignants spécialisés en musique.
  • Le taux d'élèves par conseiller en orientation est de 394 à 1 au niveau secondaire.

Les bibliothèques

  • Seulement 57 % des écoles élémentaires ontariennes ont un enseignant ou une enseignante bibliothécaire à comparer au taux de 1997-1998 qui se situait à 80 %.
  • 73 % des écoles secondaires ont un enseignant ou une enseignante bibliothécaire à comparer au taux de 2000-2001 qui était de 78 %.

Éducation de l'enfance en difficulté

  • La moyenne du rapport entre le nombre d'élèves en éducation de l'enfance en difficulté par enseignant ou enseignante de l'éducation à l'enfance en difficulté est de 30,4 à 1 dans les écoles élémentaires, ce qui constitue une amélioration par rapport à l'an dernier, mais qui se situe encore bien en deçà de ce qu'elle était en 2000-2001 alors que le rapport était de 22,4 à 1.
  • Dans les écoles secondaires, ce rapport est de 51,2 à 1.
  • Il y a environ 36 000 élèves de l'élémentaire sur les listes d'attente pour obtenir des services d'éducation de l'enfance en difficulté, ce qui constitue une diminution par rapport à l'an dernier.

Cet article a été publié pour la première fois dans le bulletin de liaison de People for Education du mai 2007.

Nouveaux programmes mis à l'essai dans des écoles secondaires de l'Ontario

Le ministère de l'Éducation et les conseils scolaires mettent à l'essai deux programmes conçus pour offrir aux élèves du palier secondaire un nombre accru de choix et de meilleures chances de réussite à l'école.  Ils ont également apporté des changements au  programme d'éducation coopérative.   

2 500 élèves sont actuellement inscrits aux programmes à double reconnaissance de crédit, ce qui leur permet d'acquérir des crédits du secondaire tout en participant à la formation en apprentissage ou à des cours collégiaux.  Plusieurs d'entre eux passent une partie de leur semestre au collège.  Conçus pour les élèves désintéressés de l'école secondaire, ces programmes semblent obtenir du succès : plus de 80 % des élèves impliqués les réussissent.  Tel que l'indiquait un élève de Brantford fréquentant l'école dans le cadre d'un collège, « Ce programme a transformé ma vie.  Je n'en serais pas où j'en suis aujourd'hui si ce n'était de ce programme. »

Les majeures à haute spécialisation visent les élèves qui ont une bonne idée de ce qu'ils vont faire après avec terminé leurs études secondaires.  Ils peuvent se spécialiser pendant les dernières années du secondaire et accumuler de 6 à 12 crédits dans le domaine de leur choix. Ils acquièrent également des compétences d'éducation coopérative en milieu de travail en vue d'obtenir les qualifications professionnelles reconnues que recherche l'industrie.  A l'heure actuelle, environ 600 élèves participent à ce programme-pilote.  

Les programmes à double reconnaissance de crédit et les majeures à haute spécialisation ne sont pas disponibles dans toutes les écoles secondaires et ne sont pas offerts par tous les conseils scolaires.  Leur nombre augmente toutefois d'année en année pour inclure de plus en plus d'élèves. Pour de plus amples renseignements au sujet de ces programmes, adressez-vous au conseiller ou à la conseillère en orientation de votre école.

On a également modifié le programme d'éducation coopérative. Les cours d'éducation coopérative où les élèves travaillent et reçoivent une formation de leur employeur peuvent maintenant compter pour deux des dix-huit crédits obligatoires nécessaires, fournissant ainsi aux élèves l'occasion d'insérer davantage de formation pratique dans leur horaire tout en obtenant le nombre de crédits obligatoires pour recevoir leur diplôme.   

Cet article a été publié pour la première fois dans le bulletin de liaison de People for Education du mars 2007.